"Il est essentiel de stopper l'hémorragie due au départ des habitants des centre-villes en mettant à leur disposition des infrastructures qui facilitent le déplacement et l'accès dans l'intra-muros.
Ensuite il est important de permettre aux personnes vivant dans différents quartiers de circuler en centre-ville à pied ou en vélo sur des voies en site protégé. L'objectif étant de réconcilier le citoyen et sa cité.
Aujourd'hui dans quelques villes les problèmes de pollution et de déplacement amènent la création de nouvelles lignes de transport en commun en site propre améliorant les relations entre les centre ville et la périphérie ; elles sont l'occasion de repenser le paysage, l'espace public et de rééquilibrer les implantations culturelles et commerciales".
Dessiner des volumes, construire, c’est s’impliquer dans un monde fait de sensations, de plaisirs, de découvertes, de rencontres. L’objectif ne se limite pas à créer pour créer mais plutôt à réconcilier l’homme avec son environnement, sa culture, à rechercher parmi l’éparpillement un certain ordonnancement qui deviendrait évident. Offrir une sérénité pour l’homme de la rue.
L’homme, la cité, le mouvement des rues, le balancement d’un arbre, l’espace exploré au rythme de la marche : voilà le premier travail, le chantier à découvrir, où qu’il soit New York, Paris, Le Puy-en-Velay, Beyrouth, Tokyo, Séoul. C’est toujours pour un architecte la même trame essentielle : l’espace à décrypter. Un front de mer ou l’avenue des Champs-Élysées, le Grand Louvre, la place d’un village, une banlieue chaotique ou le Collège de France : tout est affaire d’écriture, de symétrie et d’équilibres à établir - ou à rétablir. Capter l’énergie d’un lieu, lui donner ou lui redonner son identité. Et faire en sorte qu’on s’y sente bien, que le plaisir soit au rendez-vous. Plaisir de l’œil, du toucher, où chaque matériau, chaque couleur, chaque volume joue dans une partition parfaitement cohérente. Construire ou aménager un espace public, tout procède du même dessein.
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